Le vrai visage du changement
Le changement est partout, continu, implacable. Il est en vous, il est en moi, il est en nous.
Et soyons honnêtes : nous, les humains, avons une horreur du changement. Nous aimons tant nos routines, nos automatismes. N'est-ce pas?
En fait, votre cerveau ne cherche pas à évoluer.... Il est paresseux.
Il cherche à survivre en dépensant le moins d'énergie possible.
Résultat ? Face au mouvement, la grande majorité des gens fait exactement la même chose : elle résiste, elle râle, elle s'accroche à ses vieilles habitudes, et elle préfère foncer droit dans le mur plutôt que de bouger d'un millimètre de sa zone de confort.
Connaissez-vous "La courbe de Gauss", ou pourquoi personne ne réagit au changement en même temps ?
Imaginez un groupe de 20 personnes à qui on annonce un changement.
Si on représentait leurs réactions sur un graphique, on obtiendrait presque toujours la même forme : une courbe sous forme de cloche.
À une extrémité, une petite minorité — les moteurs. Ceux qui disent « enfin ! » avant même que vous ayez fini votre phrase. Ils foncent, ils testent, ils embarquent les autres.
À l'autre extrémité, une minorité tout aussi petite — les résistants. Ceux pour qui chaque changement est une menace, et qui vont le dire, fort, et parfois longtemps.
Et au milieu ? La grande majorité.
Ni pour, ni contre. Ils attendent de voir. Ils observent qui bouge, qui reste, et ce que ça donne.
C'est là, au milieu de cette courbe, que se joue presque tout le succès d'un changement — pas avec les moteurs, qui sont déjà convaincus, ni avec les résistants, qu'on ne convaincra pas tout de suite.
Le changement exige du courage, et pas qu'un peu !
Et c'est là que nous pouvons aussi analyser la courbe de Kübler Ross. Chaque personne qui se trouve sur la courbe de Gauss, à un instant précis, est aussi quelque part sur la courbe de Kübler-Ross (en plein dans les émotions).
Les "résistants" sont souvent dans le déni ou la colère : "c'est pas vrai" ou "comment est-ce possible",... .
Ceux qui activent le tout sont déjà passés par là. Ils acceptent et explorent.
Les autres? Ils hésitent et ils testent.
Une question essentielle pour vous face aux diverses personnes: à qui consacrez-vous votre temps et votre énergie ?
Si vous accompagnez bien le processus, la courbe entière se déplace AVEC LE TEMPS.
Et petit à petit, de + en + de personnes se déplaceront vers l'acceptation.
Si vous n'accompagnez pas, certains restent bloqués et rien ne va bouger dans le bon sens.
La résistance est donc une étape à traverser.
Vous me direz: d'accord mais qu'est-ce qu'on fait avec ça ?
Vouloir changer ou ne pas vouloir changer: c'est simplement profondément humain. Et en fait c'est le signe que tout est en train de bouger.
Alors, ce qu'on fait avec ça ?
On arrête d'argumenter. On arrête de pousser des raisons en avant sans fondement.
On pose des questions, on écoute vraiment. Et on laisse chacun trouver sa propre raison d'avancer. Parce qu'une raison qu'on découvre soi-même vaut mille arguments qu'on vous impose.
Et c'est ça qu'on voit dans mes formations / conférences/ accompagnements.
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